Raphaël Eyraud
17 avril 2026
C F
Lauréat 2024
Raphaël EYRAUD, jeune éleveur, a mis au point des barrières automatisées et commandées à distance.
Dans les Hautes-Alpes, à St Laurent du Cros, Raphaël EYRAUD est éleveur, en label rouge, à la tête d’un troupeau de 550 brebis. Il cultive du foin et des céréales.
La vie de son élevage est tributrice de quatre périodes d’agnelage – mars, mai, août et décembre.

Pendant 2 mois, l’allaitement des agneaux par leurs mères est une priorité. Le gain moyen quotidien des agneaux non sevrés doit être en corrélation avec le cahier des charges, les agneaux sont séparés de leur mère pour qu’elles puissent s’alimenter en extérieur, en prairie.
L’hiver, les brebis restent en bâtiment. Les agneaux sont alors triés pour éviter les problèmes sanitaires que causent des agneaux « voleurs », quand les brebis sont alignées pour l’alimentation au Cornabis.
Ce tri permet la quiétude des mères pendant leur alimentation et le soin des agneaux malades, plus facilement repérables, quand ils sont isolés du troupeau. Cette pratique impose de revenir souvent dans le bâtiment pour lâcher les agneaux. De l’énergie, du temps passé et une astreinte.
Raphaël EYRAUD innove en créant une barrière qui permette une ouverture à distance pour des passages individuels et sélectifs pour les agneaux.
Dans les cloisons de la barrière, il inserre un vérin, écartant les passages de 20 cm, pour permettre de libérer les orphelins. Soucieux du bien-être animal, à l’extrémité de chaque passage, de petits rouleaux facilitent la sortie des agneaux. En utilisant des vérins électriques, il n’y a pas de nuisance sonore à cette ouverture. Pour permettre de rationaliser déplacements et temps passé, un interrupteur courant dans la domotique, fonctionne avec une application standardisée, permettent de faire les manipulations via un smartphone.
4 caméras sont déclenchées avec la même appli. L’opération est vérifiée à distance. La bergerie reste éclairée pendant les retrouvailles, puis s’éteint, après quelques minutes pour économiser l’électricité.
L’élevage impose une astreinte quotidienne. Le nombre d’heures pour les agneaux séparés de leur mère doit être calculé au plus juste pour permettre l’allaitement maternel et le bien-être des jeunes agneaux. Cette innovation est parfaitement adaptée à des exploitations de plus en plus grandes, menant des activités sur plusieurs communes. Elle permet de respecter son temsp passé face à des conditions d’élevage rigoureuses.
